L’assurance cyber exige-t-elle l’authentification multifacteur?

La réponse courte

Souvent, oui. Les cyberassureurs canadiens posent des questions sur l’authentification multifacteur (AMF) dans la proposition d’assurance, et une publication spécialisée en assurance rapportait dès 2022 qu’ils l’exigeaient avant d’admettre une entreprise à la couverture. Savoir si c’est une condition de votre police dépend de la proposition et du libellé de votre assureur; la réponse que vous signez doit donc correspondre à ce qui est réellement activé.

Un bureau canadien ordinaire et rangé, lumière du jour

Pourquoi les assureurs posent la question

L’assureur chiffre la probabilité de payer une réclamation, et un mot de passe volé est une porte d’entrée bon marché. Avec l’AMF, il faut deux facteurs d’authentification distincts ou plus pour se connecter, selon le Centre canadien pour la cybersécurité; le mot de passe seul ne suffit plus. Le Bureau d’assurance du Canada, dans un billet écrit pour la campagne fédérale Pensez cybersécurité, conseille d’appliquer l’authentification multifactorielle sur tous les comptes et appareils, et prévient que sans programme de cybersécurité en place, les petites entreprises peuvent avoir du mal à obtenir une couverture.

Canadian Underwriter, une publication spécialisée en assurance, rapportait en janvier 2022 que les cyberassureurs canadiens exigeaient des entreprises l’AMF ainsi que des plans d’intervention en cas de cybercrime ou d’atteinte aux données avant de les admettre à la couverture. Chaque assureur rédige ses propres questions et conditions; c’est pourquoi la proposition que vous avez en main est le document qui compte.

Les comptes que la question vise habituellement

Les questions sur l’AMF vont bien au-delà de la connexion au courriel du personnel. Les contrôles de cybersécurité de base du Centre pour les petites et moyennes organisations recommandent d’exiger l’authentification à deux facteurs pour les comptes importants, comme les comptes financiers, les administrateurs de systèmes, l’administration infonuagique, les utilisateurs privilégiés et la haute direction, et de l’utiliser partout ailleurs lorsque c’est possible, en documentant chaque exception. Son guide sur l’AMF demande d’obliger les utilisateurs et les administrateurs à y faire appel pour les services d’infonuagique et Internet.

Un oui ne vaut que ce que vaut le compte le plus faible. L’accès à distance au bureau, la console de sauvegarde, la boîte de courriel du propriétaire, une boîte partagée et le compte qu’un logiciel utilise la nuit comptent tous, et chacun s’oublie facilement quand l’AMF est activée à la hâte avant un renouvellement.

Répondre à partir de ce qui est activé aujourd’hui

Une réponse dans la proposition est une déclaration à laquelle l’assureur peut revenir au moment d’une réclamation. Un oui est le plus solide quand un export daté des paramètres de connexion montre l’AMF imposée sur chaque compte visé par la question. Quand la réponse honnête est partielle, la proposition est l’endroit pour le dire, avec la date à laquelle le reste sera fait.

Les questions sur la police elle-même, comme les exclusions, les conditions ou le déroulement d’une réclamation, relèvent de votre courtier ou de votre assureur. Le libellé change d’un assureur à l’autre, et eux seuls peuvent dire comment le leur s’interprète.

Ce qui accompagne la question sur l’AMF

L’AMF est une question parmi plusieurs. Les propositions portent aussi, en général, sur des sauvegardes hors d’atteinte d’un attaquant et testées par une restauration, les mises à jour, la formation du personnel et un plan écrit d’intervention en cas d’incident. Parmi les questions que, selon le Bureau d’assurance du Canada, les assureurs peuvent poser figure la date du dernier audit de sécurité et de confidentialité, et si toutes ses recommandations ont été appliquées.

Notre réponse sur les questions de sécurité des assureurs explique comment remplir l’ensemble du formulaire à partir de preuves. La page de service ci-dessous décrit le travail de préparation lui-même.

Ce que nous ferions

Quand un propriétaire nous transmet une proposition qui contient des questions sur l’AMF, voici la séquence.

  • Lire avec vous les questions sur l’AMF pendant le rappel et noter les comptes que chacune vise.
  • Vérifier chaque compte visé par rapport à ce qui est imposé aujourd’hui, y compris celui du propriétaire, les boîtes partagées, l’accès à distance et les comptes de logiciels.
  • Activer l’AMF là où elle manque, dans un ordre convenu, pour que personne ne se retrouve bloqué en pleine journée de travail.
  • Rassembler la preuve de chaque oui : un export des paramètres, avec la date à laquelle il a été pris.
  • Noter les écarts restants avec une date de fin, pour que la réponse que vous signez soit exacte.
  • Laisser les questions de police à votre courtier. Nous ne sommes ni assureur ni courtier, et l’acceptation comme la prime relèvent de l’assureur.

Vous remplissez et signez la proposition; nous nous assurons que chaque réponse sur la connexion correspond à ce qui roule réellement. La portée et un prix fixe sont inscrits dans une lettre de mandat après une conversation de 30 minutes.

Deux autres questions qui viennent ensuite

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