Renseignements de santé en Ontario

Sécurité des renseignements sur la santé : la LPRPS pour les cliniques de l’Ontario

La conformité à la LPRPS commence par la sécurité : l’article 12 de la Loi de 2004 sur la protection des renseignements personnels sur la santé oblige chaque dépositaire de renseignements sur la santé à prendre des mesures raisonnables contre le vol, la perte et l’utilisation ou la divulgation non autorisée.1 Nous vérifions ces mesures dans vos systèmes, corrigeons ce que nous trouvons et vous remettons un rapport qui vous appartient.

Un comptoir d’accueil blanc inoccupé avec un portable fermé, un classeur gris à serrure derrière et une chaise d’attente sur le côté
Les renseignements des patients se trouvent à l’accueil, dans le système de dossiers médicaux et dans le courriel.

Une personne ici vous rappelle le jour même, habituellement en moins d’une heure.

  • D’abord l’autorisation écrite
  • Un rapport en mots simples
  • Vérifié de nouveau après la correction

À qui s’applique la LPRPS : dépositaires, mandataires et fournisseurs informatiques

La LPRPS s’applique à chaque dépositaire de renseignements sur la santé de l’Ontario et aux personnes ou entreprises qui traitent ces renseignements pour lui. Les dépositaires comprennent les praticiens de la santé et les cabinets de groupe, les hôpitaux, les foyers de soins de longue durée et maisons de retraite, les pharmacies, les laboratoires, les services d’ambulance et les centres de santé communautaire ou de santé mentale dont l’objet principal est la prestation de soins.1

Une clinique, un cabinet dentaire ou de physiothérapie est en général un dépositaire. Il demeure responsable des renseignements traités par ses mandataires, et un dépositaire qui est une organisation doit désigner une personne-ressource chargée de faciliter l’observation de la Loi.1 Les entreprises informatiques ont leurs propres règles : celle qui fournit des services électroniques à un dépositaire sans être son mandataire n’utilise les renseignements que dans la mesure nécessaire au service et ne peut pas les divulguer.2

Les rôles prévus par la LPRPS et leurs obligations
RôleCe que prévoit la LPRPSDisposition
Dépositaire de renseignements sur la santéMesures raisonnables contre le vol, la perte et l’utilisation ou la divulgation non autorisée; conservation, transfert et élimination sécuritaires des dossierspar. 12 (1) et 13 (1) 1
Mandataire du dépositaireTraite les renseignements seulement selon l’autorisation du dépositaire et ce qu’exigent ses fonctions; le dépositaire demeure responsableart. 17 1
Personne-ressourceDésignée obligatoirement par le dépositaire qui est une organisation; facilite l’observation de la Loi et répond au publicart. 15 1
Fournisseur de services électroniques (non mandataire)Utilise les renseignements seulement pour le service, ne les divulgue pas et impose les mêmes restrictions à son personnelRègl. de l’Ont. 329/04, par. 6 (1) 2
Fournisseur d’un réseau d’information sur la santéAvise chaque dépositaire à la première occasion raisonnable d’un accès non autorisé et publie une description claire de ses mesures de protectionRègl. de l’Ont. 329/04, par. 6 (3) 2

Ce que veulent dire des « mesures raisonnables » pour les systèmes d’une clinique

La LPRPS fixe une norme et laisse la méthode au dépositaire : les mesures doivent être raisonnables dans les circonstances, et les dossiers protégés contre toute duplication, modification ou élimination non autorisée.1 Voici les endroits d’une clinique que notre examen vérifie :

  • Comptes et connexion. Qui peut ouvrir le dossier médical électronique et le courriel de la clinique, si l’authentification multifacteur est activée, et si d’anciens employés ou remplaçants ont encore accès.
  • Qui voit quel dossier. Les rôles dans le système de dossiers, les connexions partagées à l’accueil et le retrait des accès au départ d’une personne.
  • Portables et téléphones. Chiffrement, verrouillage d’écran, et marche à suivre quand un appareil est perdu lors d’une visite à domicile.
  • Courriel. Protection de l’expéditeur pour le domaine de la clinique (SPF, DKIM et DMARC), règles de transfert vers des boîtes personnelles, envoi des résultats et des demandes de consultation. Voir la sécurité du courriel.
  • Sauvegardes. Copies séparées du réseau et des comptes principaux, restauration testée. Voir sauvegarde et reprise après sinistre.
  • Fournisseurs et accès à distance. Quelles entreprises externes se connectent à vos systèmes, avec quel outil et selon quelle entente.
  • Élimination. Anciens disques, imprimantes et numériseurs qui contiennent encore des renseignements de patients.

Le registre électronique des accès : inscrit dans la Loi, pas encore en vigueur

L’article 10.1 de la LPRPS, ajouté en 2020, obligera les dépositaires qui utilisent des moyens électroniques à tenir et surveiller un registre de chaque consultation ou modification d’un dossier. À la date de notre vérification sur Lois-en-ligne, cet article n’était pas encore en vigueur.1 Nous vérifions si votre système de dossiers tient déjà ce registre, qui peut le lire et combien de temps il est conservé.

Quand une atteinte à la vie privée doit être déclarée au CIPVP

Le dépositaire avise chaque personne touchée à la première occasion raisonnable lorsque ses renseignements sur la santé sont volés, perdus, ou utilisés ou divulgués sans autorisation, et l’avis précise qu’elle peut porter plainte devant le commissaire à l’information et à la protection de la vie privée de l’Ontario (CIPVP).1 Il avise aussi le commissaire, à la première occasion raisonnable, lorsqu’au moins une des sept circonstances du règlement s’applique :2 3

  • utilisation ou divulgation sans autorisation par une personne qui savait ou aurait dû savoir qu’elle n’était pas autorisée;
  • vol des renseignements;
  • après une première atteinte, nouvelle utilisation ou divulgation non autorisée, réelle ou prévisible;
  • atteinte qui s’inscrit dans une série d’atteintes semblables;
  • événement que le dépositaire doit signaler à un ordre professionnel, par exemple une mesure disciplinaire;
  • événement qu’il devrait signaler à un ordre si le mandataire en cause en était membre;
  • atteinte importante, selon la sensibilité des renseignements, leur volume, le nombre de personnes touchées et le nombre de dépositaires ou mandataires en cause.

Le rapport annuel dû au plus tard le 1er mars

Au plus tard le 1er mars de chaque année, chaque dépositaire indique au commissaire le nombre de vols, de pertes, d’utilisations et de divulgations sans autorisation survenus l’année civile précédente, ainsi que les collectes non autorisées au moyen du dossier de santé électronique.2 Le CIPVP précise que ce décompte inclut les atteintes qui n’atteignaient pas le seuil de déclaration individuelle.3

Amendes et pénalités

Sur déclaration de culpabilité, une organisation est passible d’une amende pouvant atteindre un million de dollars, et une personne physique, deux cent mille dollars ou un an d’emprisonnement.1 Depuis le 1er janvier 2024, le commissaire peut aussi ordonner des pénalités administratives.15 Une sécurité documentée donne au dépositaire les faits pour démontrer que ses mesures étaient raisonnables.

1 Atteinte constatée Renseignements de santé perdus, volés, utilisés ou divulgués sans autorisation 2 Aviser chaque personne À la première occasion raisonnable, avec le droit de porter plainte 3 Aviser le CIPVP Si une des sept circonstances du Règl. de l’Ont. 329/04 s’applique ✓ Compter d’ici le 1er mars Rapport annuel au CIPVP, toutes les atteintes
Ce que la LPRPS exige d’un dépositaire après la perte, le vol ou l’utilisation non autorisée de renseignements sur la santé.

Le déroulement d’un examen de sécurité LPRPS avec nous

Un examen de sécurité LPRPS suit toujours le même ordre : lettre de mandat signée, examen des points ci-dessus, rapport écrit, correctifs si vous les commandez, puis vérification de suivi. La lettre de mandat nomme votre système de dossiers médicaux et son fournisseur, le service de courriel, les appareils, les sauvegardes et chaque entreprise externe qui a un accès.

Lorsque nous travaillons dans des systèmes qui contiennent des renseignements sur la santé, nous suivons les instructions du dépositaire, examinons seulement ce que l’examen exige et gardons tout ce que nous voyons sous entente de confidentialité, dans le respect des limites que la LPRPS fixe aux fournisseurs de services.2 La lecture des dossiers de patients reste hors du mandat.

Les personnes rencontrées

La personne-ressource du dépositaire, la gestionnaire de bureau, la personne ou l’entreprise qui soutient vos ordinateurs, et le fournisseur du système de dossiers médicaux lorsque des paramètres sont de son côté. Les cliniciens, seulement sur leur accès aux dossiers hors de la clinique.

Après le rapport

Vous choisissez qui corrige quoi : nous, votre fournisseur actuel, ou votre équipe avec notre plan. Une fois les correctifs en place, nous les vérifions de nouveau et inscrivons la date dans le rapport.

Ce que le dépositaire a en main à la fin

À la fin de l’examen, le dépositaire détient un dossier écrit de ses mesures de protection, des écarts trouvés et des suites données, utile quand le CIPVP, un assureur ou un hôpital partenaire pose la question.

  • un rapport en langage clair, avec chaque constat classé : à corriger aujourd’hui, ce mois-ci, ou plus tard;
  • une annexe technique pour la personne qui soutient vos systèmes;
  • une note sur les rôles en cas d’atteinte : qui juge si une des sept circonstances s’applique, qui avise les patients, qui fait la déclaration au CIPVP;
  • les paramètres corrigés, si vous avez commandé les correctifs, avec la liste des changements;
  • une vérification datée des correctifs, dans le même rapport.

Où s’arrête l’examen de sécurité et où commence l’avis juridique

Un examen de sécurité couvre le volet technique et pratique de la LPRPS : mesures de protection, journaux, sauvegardes et personnes qui ont accès. Les questions de consentement, de divulgation à des tiers, de demandes d’accès ou de libellé des avis aux patients relèvent d’un avocat ou des lignes directrices publiées par le CIPVP.

Nous ne donnons donc aucun avis juridique et n’apposons aucune étiquette « conforme à la LPRPS ». La décision d’aviser les patients et le commissaire appartient au dépositaire; nous l’aidons à réunir les faits. Lorsqu’une atteinte découle d’une cyberattaque, le dépositaire peut aussi la signaler au Centre canadien pour la cybersécurité, distinct de la police.4 Les sociétés d’aide à l’enfance suivent d’autres règles pour leurs dossiers de services, présentées sur la page des sociétés d’aide à l’enfance.

Pourquoi une équipe sous contrat : les risques de gérer seul la sécurité LPRPS, avec un robot conversationnel ou un pigiste

Une clinique qui se vérifie elle-même regarde surtout ce que le fournisseur affiche à l’écran. Les points faibles sont souvent ailleurs : un vieux compte encore actif, une règle de transfert oubliée, une sauvegarde sur le même réseau que les fichiers qu’elle protège.

Interroger un robot conversationnel sur la sécurité des dossiers revient à décrire vos systèmes, parfois avec des exemples réels, à un outil que vous ne contrôlez pas. Selon la LPRPS, communiquer des renseignements sur la santé à un service externe exige un fondement dans la Loi, et les réponses du robot n’engagent personne.

Un pigiste qui accède à vos systèmes devient quelqu’un dont le dépositaire répond, et une entente verbale laisse cette relation sans trace. Une équipe sous contrat signe une lettre de mandat et une entente de confidentialité, est assurée et vous laisse un rapport daté.

Cinq raisons simples de nous confier ce travail

  • Une société canadienne enregistrée

    INNOVA CONSULT LTD., société fédérale 1522612-1, établie à Ottawa. itopsi est sa marque.

  • En activité depuis 2013

    Le groupe derrière itopsi exerce en droit et en marketing depuis 2013. Son fondateur travaille en droit et en conformité depuis plus de 14 ans.

  • Nous exploitons nos propres serveurs

    Nos propres serveurs et plus de 80 sites Web sont vérifiés chaque jour pour les vulnérabilités connues.

  • Assurés

    Une assurance responsabilité civile générale de 1 million de dollars canadiens est en vigueur.

  • Votre portée, votre rapport

    Une portée fixe dans une lettre signée avant le début du travail. Licences et équipement au prix coûtant, sans commission de fournisseur. Le rapport vous appartient.

Comment se déroule le travail

Cinq étapes, toujours dans le même ordre.

Avant tout test, vous signez une lettre d’autorisation : ce que nous testons, à quelles dates, qui appeler, et ce à quoi nous ne devons pas toucher.

Votre signature vient en premier

  1. Étape 1

    Nous convenons de ce qu’il faut vérifier

    Un court appel, ou le formulaire au bas de cette page. Ensemble, nous choisissons le site Web, le serveur ou les systèmes de bureau à examiner.

  2. Étape 2

    Vous signez la lettre d’autorisation

    Elle fixe les cibles, les dates, les personnes-ressources et ce à quoi nous ne devons pas toucher. Le travail commence seulement une fois la lettre signée.

  3. Étape 3

    Nous vérifions et mettons tout par écrit

    Un rapport en mots simples pour vous, avec le détail technique en annexe pour la personne qui s’occupe de vos systèmes.

  4. Étape 4

    Nous corrigeons

    Nous faisons les réparations nous-mêmes, ou avec votre fournisseur informatique ou votre développeur Web actuel.

  5. Étape 5

    Nous vérifions de nouveau

    Une deuxième vérification confirme que chaque problème est réglé.

Ce que ça coûte

Chaque mandat est de taille différente, alors chacun reçoit une soumission à prix fixe une fois la portée convenue. Vous voyez le prix par écrit avant que le travail commence.

  • Une soumission à prix fixe une fois la portée convenue
  • Le prix par écrit avant le début du travail
  • Une deuxième vérification après les corrections
Questions

Les questions qu’on nous pose

Votre question n’y est pas? Laissez votre numéro et posez-la dans vos mots.

Qu'exige la LPRPS des systèmes informatiques d'une clinique?
La LPRPS exige du dépositaire des mesures raisonnables pour protéger les renseignements personnels sur la santé contre le vol, la perte et l'utilisation ou la divulgation non autorisée, ainsi qu'une conservation, un transfert et une élimination sécuritaires des dossiers. Pour une clinique : connexion contrôlée au dossier médical et au courriel, appareils chiffrés, sauvegardes testées, accès des fournisseurs encadrés et élimination sûre du vieux matériel.
Qui est dépositaire de renseignements sur la santé?
Les dépositaires comprennent les praticiens de la santé et les cabinets de groupe, les hôpitaux, les foyers de soins de longue durée et maisons de retraite, les pharmacies, les laboratoires, les services d'ambulance et les centres de santé communautaire ou de santé mentale. L'article 3 de la LPRPS donne la liste complète et ses exceptions. Un dépositaire qui est une organisation désigne une personne-ressource.
Notre fournisseur informatique est-il un mandataire au sens de la LPRPS?
Cela dépend de l'entente. Une entreprise informatique qui agit pour le dépositaire peut être son mandataire, et le dépositaire demeure responsable de ce que font ses mandataires. Un fournisseur qui fournit seulement des services électroniques, sans être mandataire, respecte quand même les limites du Règl. de l'Ont. 329/04 : utiliser les renseignements seulement pour le service et ne jamais les divulguer.
Quand faut-il déclarer une atteinte à la vie privée au CIPVP?
Les patients touchés sont avisés à la première occasion raisonnable dès que leurs renseignements sont volés, perdus, ou utilisés ou divulgués sans autorisation. Le commissaire est avisé lorsqu'une des sept circonstances prévues s'applique, par exemple un vol, une utilisation délibérée sans autorisation, une série d'atteintes ou une atteinte importante. Chaque dépositaire dépose aussi un décompte annuel au plus tard le 1er mars.
La LPRPS exige-t-elle un registre électronique des accès?
L'article 10.1 de la LPRPS, ajouté en 2020, obligera les dépositaires qui utilisent des moyens électroniques à tenir et surveiller un registre de chaque accès à un dossier. À la date de notre vérification sur Lois-en-ligne, cet article n'était pas encore en vigueur. Beaucoup de systèmes de dossiers médicaux tiennent déjà un tel registre, et nous vérifions celui du vôtre.
Pouvez-vous certifier que nous sommes conformes à la LPRPS?
Nous remettons un rapport de sécurité et corrigeons ce que nous trouvons; une déclaration de conformité à la LPRPS est un avis juridique, qui relève d'un avocat. Notre rapport consigne les mesures en place, les écarts, les changements apportés et la date de la vérification de suivi, ce qui aide le dépositaire à démontrer que ses mesures étaient raisonnables.
Que faire en premier si des dossiers de patients ont été exposés?
Laissez les ordinateurs allumés, gardez courriels, fichiers et journaux où ils sont, et évitez de contacter l'attaquant ou d'en parler publiquement. Appelez la police en cas d'extorsion ou de vol, signalez l'incident au Centre canadien pour la cybersécurité, appelez votre assureur si vous avez une couverture cyber, et utilisez le formulaire d'urgence de ce site pour nous joindre le jour ouvrable même.
Combien coûte un examen de sécurité LPRPS?
Le prix dépend du nombre de lieux, d'employés et d'appareils, des systèmes de dossiers médicaux et de courriel utilisés, du nombre de fournisseurs qui ont un accès et des correctifs que vous voulez nous confier. Après un entretien de 30 minutes, nous envoyons une lettre de mandat avec un prix fixe, les dates et les livrables.

Dites-nous ce qui vous inquiète.

Laissez votre nom et un numéro. Une personne ici vous rappelle le jour même, habituellement en moins d’une heure, et vous demande ce que vous voulez faire vérifier. Vous préférez commencer seul ? L’audit gratuit prend environ trois minutes.

  • Rappel le jour même
  • D’abord l’autorisation écrite
  • Soumission à prix fixe

Demandez qu’on vous rappelle

Laissez votre nom et votre numéro. Une personne réelle vous rappelle le jour même, habituellement en moins d’une heure.

Nous utilisons votre numéro pour vous rappeler au sujet de votre demande. Rien d’autre.

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